« Il ne suffit pas de dire: je me suis trompé,il faut dire comment on s’est trompé » Claude Bernard

Réussir, qui n’a pas envie de réussir ?

Réussir soi-même. Voir ses enfants, ses proches réussir.

Réussir dans sa vie personnelle, dans son parcours scolaire ou sportif ou encore réussir son insertion professionnelle et sociale.

Mais pourquoi autant d’échecs, quand tout le monde n’aspire qu’à la réussite?

Est-ce une question de chance, de volonté, de méthode ou simplement de moyens?

Et comment augmenter ses chances d’y arriver ?

 

Réussir c’est atteindre un objectif final qu’on s’est fixé ou qu’on a préalablement accepté.

Pour certains il peut s’agir de faire fructifier un héritage sonnant et trébuchant, ou annoncé comme tel. Par exemple comme dans la fable « le laboureur et ses enfants » que nous avons tous apprise par cœur lorsque nous étions sur les bancs de l’école primaire.

Mais plus généralement cet héritage se présente plutôt sous la forme  d’une découverte, d’une situation nouvelle voir d’une simple information à propos d’une opportunité. Ou encore d’un savoir ou d’une expérience.

Dans tous les cas, la réussite du projet dépend des mêmes facteurs : le travail, le suivi des recommandations, la volonté dans l’action.

 

Pendant longtemps c’est le travail qui a été perçu comme le moteur principal de la réussite.

  • Au cours de notre enfance nos parents ne nous ont-ils pas souvent répété: « travaille bien si tu veux réussir quand tu seras grand » ?
  • Au XVIIème siècle, Jean de la Fontaine, rappelait à la fin d’une de ses fables les plus célèbres  « que le travail est un trésor » ?
  • Et au cœur même de l’antiquité grecque Esope dans sa fable : « Du vigneron et de ses enfants » faisait du travail la condition de la réussite.

 

Mais en donnant la primauté au travail, cette conception a escamoté d’autres éléments pourtant déterminants comme l’autorité et l’obéissance.

La Fontaine comme Esope les avaient pourtant notés. Mais en les minimisant, considérant qu’il n’y avait pas là matière à problème.

  • Pour le premier : il a suffit que le laboureur dise : « Remuez votre champ … Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse.» pour que « le père mort, les fils vous retournent le champ ».
  • Et pour le second : que le vigneron  conseille à ses enfants de ne pas manquer de fouiller la vigne pour que, une fois le bon Homme mort, ses enfants courent à la vigne, pour retourner le champ.

 

Nos deux fabulistes ont certainement agit de la sorte dans un soucis pédagogique de pure simplification. Car dans les rapports inter générationnels, autorité et obéissance n’ont jamais fait aussi bon ménage.

  • Il y a 4000 ans un prêtre égyptien écrivait déjà : « Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut plus être loin. ».
  • 1500 ans plus tard à l’époque d’Esope, c’est Platon qui faisait le constat suivant: «  les jeunes méprisent les lois et ne reconnaissent plus l’autorité de rien et de personne. C’est le début de la tyrannie.»

Il est vrai que le monde que façonnent les adultes est rarement celui auquel aspirent les jeunes générations. Normal donc que ces dernières aient toujours eu tendance à ne pas reconnaître aux héritages qui leur sont laissés, les mêmes valeurs que ceux qui en sont à l’origine.

Ni les efforts déployés pour constituer l’héritage, ni son importance ne peuvent garantir à eux seuls que les bénéficiaires chercheront à en tirer le meilleur parti ou à en faire le meilleur usage, pour eux ou pour la collectivité.

 

Seule la mise en place par les plus anciens, d’un plan d’accompagnement en faveur des plus jeunes est de nature à atteindre un tel objectif.

Ce plan poursuit un triple but.

  • Tout d’abord les amener à faire l’inventaire de leur héritage et à en considérer toutes les  opportunités.
  • Puis les pousser à agir de façon à ce qu’ils s’approprient cet héritage dans sa totalité.
  • Et enfin les guider jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur objectif final.

Cette méthode vaut d’ailleurs aussi bien pour assurer la transmission d’un acquis d’une personne à une autre personne, que d’un domaine à un autre domaine pour une même personne.

Développer quantitativement et adapter qualitativement de tels plans à base de pédagogie, de conseil, de méthode, de soutien, de contrôle… et de résultats, constitue une solution opérationnelle pour que les jeunes améliorent réellement leurs chances de réussir.